Louise Fleury
Charité du Christ au quotidien
En raison de mon âge avancé, je n'ai plus d'activités programmées. J'essaie de vivre la charité dans la banalité du quotidien. L'encyclique du Pape François '' Fratelli tutti ‘’ m'interpelle très fort sur la qualité de ma relation à l'autre.
S'exprimer, s'écouter, se regarder, se connaître, essayer de se comprendre, chercher des points de contact, tout cela se résume par le verbe ''dialoguer'' (F.t. n°198) avec les proches, les voisins, les villageois, les paroissiens, les compagnes que ce soit par écrit ou par téléphone. Quand le temps le permet, ma sœur et moi marchons dans le village. Nous saluons tout le monde, la réponse est toujours très cordiale. Facilement le dialogue s'installe très positif et même édifiant sur tout ce qui fait la vie d'un village :
– Le matin, au réveil, je vais saluer ma sœur : « As-tu passé une bonne nuit ? » La conversation s'engage sur le déroulement de la journée : rendez-vous, projets, marche, repas, etc… À la suite d’une opération, elle a besoin d’aide.
– Une voisine, dont le mari a fait un profond AVC lors du premier confinement, me dit souvent : « Pourquoi nous est-il arrivé un tel malheur ? Est-ce qu'il va remarcher ?» J'écoute et je lui redis tout ce que la médecine et les aides diverses font pour lui chaque jour.
– M. sort de son jardin. « Tu as déjà planté ? Oh non, il fait trop froid ». Le dialogue s'engage : « Chaque matin et chaque soir je parle à Dieu. Je Le remercie pour la vie, pour la bonne terre que je cultive, pour ce que je vais planter et récolter ». Il ajoute : « Je ne sais pas si c'est une prière mais ça me fait du bien ». Je le rassure. « Bien sûr que c'est une prière ».
– F. est âgé de 90 ans. Il vit seul. Chaque dimanche, je lui apporte la communion et il me raconte toujours la même chose : ses maladies, le nombre de ses petits-enfants ». Moi, je lui parle de la messe à laquelle je viens d’assister. Tous les dimanches, c’est la même répétition, mais son merci et son sourire deviennent action de grâce pour moi.
– Aujourd’hui, je rencontre une dame qui tricote des carrés de laine et les assemble pour en faire de jolies couvertures. Je suis chargée de les remettre en d’autres mains qui les acheminent vers les associations caritatives. Chez elle, la conversation va bon train. Elle ne sort plus, elle connaît toutes les nouvelles mais elle aime tout le monde !
La rencontre est chose banale, mais y reconnaître la Présence de Dieu est une exigence pour vivre la charité du Christ.
Jeannette M.
France
Mes réalisations (1)

Après un accident et des fractures, j'ai eu besoin de retrouver ma motricité fine ainsi que ma dextérité manuelle.
Mon inscription à des ateliers d'art, tout en me facilitant le développement de mes talents, me permettait également de m'impliquer auprès des personnes de mon âge, par l'écoute, le partage et la fraternité et de demeurer active auprès des ainées.
Ceci est une partie de mes réalisations. Jacqueline Légaré
Faire confiance… mais pourquoi ? (2)

2. Respecter la liberté de l’autre.
Plus on évolue, plus on sent le besoin d’être libre. Nous pouvons dicter beaucoup de choses aux enfants, on peut leur imposer bien des « sur-moi ». Ils sont dociles par nature. Les adolescents désirent la liberté et manifesteront même une certaine violence à l’égard de ceux qui veulent les dominer. Les adultes parleront peut-être moins, mais ils veulent la liberté et le respect de leurs initiatives.
On peut aider les autres par notre amour, par notre compréhension, par certaines informations données sur demande. Les conseils orientent, l’information respecte la liberté. Tout ce que l’on peut faire pour aider, c’est de créer un climat de liberté et de confiance, une atmosphère de chaleur, d’amour autour de l’ami en lui permettant de demeurer ce qu’il est, qu’il soit positif ou négatif. Un jour viendra où il sentira le besoin de changer pour se libérer personnellement.
Laisser de la liberté aux autres, c’est se garantir contre toute aliénation personnelle, c’est se libérer soi-même. On est libre en autant que le sont ceux qui vivent avec nous.
Notre travail est de développer le plus naturellement possible nos capacités de compréhension, d’écoute; exerçons-nous-y avec les gens empathiques, authentiques, compréhensifs, avec qui nous pouvons causer, échanger, nous exprimer sans être repris constamment.
Extrait de la Collection Volontaires de Dieu
Groupe associé à l’Institut séculier. Les Oblates Missionnaires de Marie Immaculée
Faire confiance… mais pourquoi ? partie 1. Accueillir et accepter l’autre tel qu’il est, sans condition
Faire confiance... Mais pourquoi ? partie 3. Faire confiance
Conclusion des articles «Faire confiance…1-2-3»
À la manière de Marie
En l'honneur du P. Louis-Marie Parent, décédé le 17 Mai 2009,
il nous fait plaisir de souligner son grand amour pour Marie,
par ces extraits.
À la manière de Marie
De tous les vivants depuis le commencement des temps jusqu’à la consommation des
siècles, aucun être vivant n’a trouvé autant les faveurs de Dieu que Marie.
Marie est le choix unanime de la Trinité.
On ne méditera jamais assez les attitudes de sa vie sous la mouvance de l’Esprit Saint.
Ecce : disponibilité
Fiat : elle enseigne que tout est possible à Dieu
Magnificat : c’est la joie
Stabat Mater : elle nous enseigne le chemin à suivre.
Jésus est incarné à cœur de jour, à cœur d’année là où nous sommes,
son influence se répand par des dons, des talents, du dynamisme.
Est-ce que je compte sur la Vierge de l’Annonciation qui est l’instrument de la Trinité pour
m’atteindre, me gagner, me transformer ?
L’Esprit Saint continue de travailler en moi par le truchement de la Vierge, en suis-je conscient ?
Référence : Extraits du livre « En intimité avec Jésus » Père Louis-Marie Parent. Pages 31—32—33 )
Prière
Donne la paix à notre terre
Ô Mère de la miséricorde
Nous confions à ton coeur et à ton amour
le peuple entier et l'Église de cette terre.
Garde-nous de toute injustice,
de toute division, de toute violence et de toute guerre.
Aide-nous à vaincre le doute par la foi,
l'égoïsme par le service,
la haine par l'amour.
Ô Marie, sois notre réconfort et donne force à tous ceux qui souffrent:
aux pauvres, à ceux qui sont seuls, aux malades, aux malaimés, aux abandonnées.
Donne à tous la lumière, l'espérance et la paix.
Saint Jean-Paul 11
Une retraitée très engagée
Je travaille comme infirmière prof. Volontaire et retraitée à Rome dans la clinique Caritas du diocèse de Rome à la gare Termini, avec des patients sans domicile fixe et sans permis de séjour.
Dans cette longue période de pandémie, tous les hôpitaux et unités de soins intensifs de Rome sont pleins de patients Covid ... donc aussi à notre clinique Caritas, à la gare Termini. Beaucoup d'HUMANITÉ MALADE ET REJETÉE arrive (comme le dit souvent le Pape François) AVEC COVID-19 SYMPTÔMES.
En adoptant toutes les mesures de sécurité de la loi et avec la méthode TRIAGE, nous avons pu traiter dans cette période difficile de nombreux étrangers et sans-abri, qui sont malades et qui meurent parfois même dans la rue.
Bien sûr, chaque fois que je franchis le seuil de la clinique, je me recommande à Dieu. Jusqu'à présent, grâce à SA PROVIDENCE, Il m'a protégée et m'a donné l'opportunité d'effectuer ce service AVEC LES DERNIERS.
Je sens que je remplis aussi ma vocation d'Oblate consacrée avant tout et par l'une des attitudes de notre spiritualité: «ÊTRE AU SERVICE». « PAR AMOUR, L OBLATE CHOISIT DE DEVENIR UN ÊTRE AU SERVICE, EN ORIENTANT SA VIE VERS LE SERVICE DES AUTRES DANS UN ESPRIT DE GRATUITÉ.» (CONSTITUTIONS 1.30)
Je me souviens toujours que le Père Parent disait souvent : «l'Oblate ne se retire jamais, mais vit toujours SA MISSION jusqu'à la fin de sa vie.»
Linda Lando
Comment j’ai vécu la pandémie
On m’a demandé un témoignage sur la manière dont j’ai vécu cette période particulière de la pandémie.
Tout d’abord, je sens le devoir de remercier le Seigneur parce que j’ai toujours eu une bonne santé. Et maintenant, j’ai reçu la deuxième dose du vaccin. Je suis privilégiée parce que je fais partie du secteur sanitaire en tant que pharmacienne et maintenant je suis plus tranquille.
Dès la première annonce du confinement, mon premier sentiment n’a pas été de peur mais plutôt de fierté; en effet, nous étions parmi les commerces ouverts par nécessité. En fait, à part la distribution de médicaments, une première nécessité pour la population durant ces journées-là, j’ai souvent eu à conseiller et réconforter les personnes qui entraient dans la pharmacie ou qui nous téléphonaient parce qu’elles avaient des questions. Nous avons été un pont entre les patients et les médecins, nous étions plus facilement joignables. De plus, nous avons collaboré avec la Protection Civile pour rejoindre les malades de la Covid qui devaient être en quarantaine. J’ai vraiment eu des occasions de mettre en pratique notre troisième «5».
Il y a eu, certes, des moments de découragement; c’était difficile d’appliquer tous les nouveaux décrets de loi : nettoyage extraordinaire, difficulté à trouver les moyens de sécurité, non disponibilité des masques, grande fatigue. Je restais toujours tard au travail.
La messe quotidienne m’a beaucoup manqué, ainsi que les rencontres avec les oblates et avec les amis du mouvement Communion et Libération. En réalité, avec ces derniers, nous nous sommes immédiatement installés avec Zoom et nous avons tout de suite repris les rencontres hebdomadaires. La technologie a été une ancre de salut.
Puis, quand les églises ont pu rouvrir au culte, je me suis tout de suite mise à la disposition pour le ménage… C’était la première chose à faire pour assurer la sécurité. Si, précédemment, nous faisions le catéchisme, ou au centre d’accueil, des processions, maintenant il fallait nettoyer, désinfecter, donner des détergents, du gel désinfectant, des masques, en somme les nouvelles œuvres de charité.
Les retraites et les rencontres d’équipe nourrissent notre esprit. Nous sommes faits pour vivre en fraternité mais nous maintenons toujours une solide espérance. Le Seigneur se rend toujours présent et il nous utilise pour vivre son amour à chaque instant.
Rita Gabriella Serafini
Italie Mars 2021
Faire confiance… mais pourquoi ? (1)
1. Accueillir et accepter l’autre tel qu’il est, sans condition.
Lorsque je me serai accepté alors je serai prêt pour accueillir les autres, quelles que soient les choses qu’ils sentent, qu’ils disent, qu’ils font, qu’ils vivent. Je les accepterai, je continuerai de les aimer, de les apprécier.
À mesure que l’on se connaît soi-même, on se rend compte qu’on est différent de l’autre. Parce qu’on est différent, on désire une attention unique, ajustable à ses besoins. Il faudra donc traiter les autres avec la même mesure, en partant de cette vérité, qu’ils sont uniques et différents, c’est-à-dire, qu’ils n’ont pas les mêmes réflexes, les mêmes goûts, les mêmes façons de penser et de s’exprimer.
Accueillir, accepter les autres, c’est consentir à les laisser tels qu’ils sont, sans les obliger à changer ni leurs qualités positives, ni leurs défauts.
S’ouvrir aux autres, les accepter sans condition, suppose une formation sérieuse, une habitude à vivre les profondeurs de son être, à s’intérioriser, à réfléchir, à consulter son « moi profond », à évaluer aussi les valeurs positives des autres. On accueille vraiment si on y met du cœur, de la vie, de la chaleur, si on accepte quelqu’un non pour ce qu’il nous apporte, mais pour ce qu’il est, sans condition.
Faire confiance... Mais pourquoi ? 2. Respecter la liberté de l'autre.
Faire confiance... Mais pourquoi ? 3. Faire confiance.
Conclusion des articles «Faire confiance…1-2-3»
La Résurrection, quand les yeux s'ouvrent
Voici le lien vers la vidéo/résumé de nos rencontres sur le thème de La Résurrection, quand les yeux s'ouvrent : https://www.youtube.com/watch?v=t_Vz65pXMhU
La Résurrection, quand les yeux s'ouvrent
La résurrection est à la fois une énigme et une réalité. Il y a deux types de résurrection: la réanimation biologique d'une personne qui revient à la vie terrestre et la résurrection d'une personne avec un corps spirituel qui vit déjà dans l'au-delà pour l'éternité.
Cette deuxième forme, seul Jésus l'a vécue jusqu'à maintenant (avec Marie dans son Assomption), mais dont nous sommes tous des candidats potentiels moyennant notre foi au Christ ressuscité.
Bonne étude !
Violaine C.
En français seulement
Être en communion spirituelle et virtuelle
Étant donné que ma santé ne me permet plus de participer aux célébrations eucharistiques de ma paroisse, je les vis autrement par l’intermédiaire de la messe télévisée ou sur mon portable. Je me prépare en me créant une atmosphère propice à la prière avec une Icône de la Parole et un cierge allumé, de petits gestes qui font toute la différence.
Le fait d’être devant mon Icône et mon cierge allumé -- ces deux sacramentaux bénits qui sont des signes sensibles et sacrés porteurs d’une réalité spirituelle--me permettent d’être en PRÉSENCE plus consciente du Grand Mystère de Foi de la Transsubstantiation qui se déroule durant la Célébration eucharistique. Cette démarche m’a donné le goût d’approfondir davantage le sens des sacramentaux et leur symbolique. Catéchisme de l'Église catholique nos 1667-1679.
Je ressens davantage le Christ qui se rend présent à moi, en union avec toute l’Église, en communion avec les personnes qui s’unissent à cette célébration - dont nous formons une petite communauté virtuelle - avec mes compagnes de l’Institut, les personnes que je porte dans mon cœur et à toutes les intentions de prière qui me sont confiées. Par la communion à ce pain et à ce vin, nous devenons Corps du Christ, prolongement par la communion spirituelle, méditation, oraison… (Vie de prière - Const, 1,18-1,25).
[… Le pape François a expliqué la notion de « mémorial »: « Jésus ne nous a pas laissé seulement des paroles, parce qu’il est facile d’oublier ce qu’on lit. (…) Il nous a donné une Nourriture, et il est difficile d’oublier une saveur, (…) un Pain dans lequel Il est là, vivant et vrai, avec toute la saveur de son amour ». Il a aussi souligné la force de guérison de l’adoration eucharistique: « L’adoration poursuit en nous l’œuvre de la Messe…] (Extrait du message du pape « Dans l’Eucharistie Dieu guérit, le 14 juin 2020 »).
Pierrette Lévesque
Région Amérique du Nord Est
Mars 2021
En Lui, j'ai trouvé l'amour qui me soutient
Le temps passe et je me sens en urgence de demander de filmer le témoignage d'une grande amie qui vit toute une épreuve, dois-je oser ? Je me permets de risquer et sa réponse est positive.
Passer à travers le cancer du sein, c’est déjà beaucoup. Apprendre après 30 ans de vie active que l’on en a un deuxième, celui du cancer des os, c'est l'inimaginable qui frappe.
C’est en toute simplicité et avec une force d’âme que Paulette Chénard nous ouvre son cœur. Quel est le secret de sa sérénité au coeur de la maladie ? Où prend-t-elle sa source ? Par son témoignage, elle nous fait saisir la puissance d’une vie de foi et l’expérience du cœur aimant de Dieu qui la conduit dans le quotidien.
Écoutons cette vidéo avec Louise Fleury, Volontaire qui rencontre Paulette Chénard, oblate.
Clique sur l’image pour visionner. Le témoignage est en français seulement.

